La femme tatouée

Un film de Yoichi Takabayashi, avec Masayo Utsunomiya et Yuhsuke Takita. (Japon, 1982 – 1h 49)

Synopsis

Dominateur et exclusif, Fujieda est fasciné par le grain exceptionnel de la peau de sa secrétaire et maîtresse, Akane. Celui-ci pense que son amour sera décuplé à la vue de cette peau savamment tatouée par un maître en la matière. Akane accepte donc de se soumettre aux mains expertes d’un tatoueur … Kyogoro, un célèbre grand maître qui, quoique retiré du métier, se résout à graver sur son dos la plus magnifique des oeuvres d’art.

La technique de Kyogoro consiste en une véritable cérémonie, étrange mélange de cuisante douleur et de sensualité débordante. En effet, il charge son apprenti, Harutsune, de maintenir dans ses bras la jeune femme tandis que celle-ci souffre sous le scalpel qui déchire sa peau délicate.

Les longues séances de tatouage deviennent dès lors des scènes d’amour …

Un film magnifique, que je vous conseille si vous avez l’occasion de le voir :)

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Alexandre Le Grand

Ce n’est pas de la littérature érotique, mais il s’agit juste de livres que je ne peux m’empêcher de dévorer plusieurs fois dans l’année, en français, en anglais…

D’origine anglaise, Mary CHALLANS (connue sous le nom de RENAULT, 1905-1983) s’est établie en Afrique du Sud et a parcouru longuement la Grèce, acquérant un certain savoir dans le domaine de l’Antiquité. S’appuyant sur les connaissances acquises lors de ses voyages, ainsi que sur des sources historiques reconnues (Ptolémée, Quinte-Curce, Arrien, Plutarque…), elle écrit entre autres Le Feu du Ciel, L’Enfant Perse, et Jeux Funéraires, les volumes d’une trilogie sur a conquête puis le démembrement de l’empire d’Alexandre Le Grand.

Le Feu du Ciel

Ce premier tome nous plonge dans l’enfance et l’adolescence de ce jeune garçon hors du commun qu’était Alexandre. Fils d’Olympias et du Roi Philippe de Macédoine, qui se disputent l’adoration de l’enfant, il passe de nombreuses années auprès des soldats de son père, connaissant leur prénom, leur histoire, et apprenant la vie auprès d’eux. Emotif, sensible, intrépide et résolu, Alexandre tient de sa mère une étonnante beauté sensuelle, et de son père un courage indomptable. Avide de savoir, il veut tout maîtriser, tout comprendre. En tant que fils de roi, il sait qu’il doit prouver de quoi il est capable s’il désire être suivi par les troupes chevronnées de son père : Enfant, lors d’une rencontre diplomatique avec des envoyés perses, il étonne par ses questions peu enfantines sur la composition et les stratégies de l’armée de ce grand pays, puis il est élevé à la spartiate par Léonidas (d’ailleurs, à cette époque, il souffre de malnutrition, et voit sa croissance entravée. Il ne sera que de taille moyenne, n’atteignant jamais la haute stature de son père ou de celle de son ami et amant, Héphaïstion), tue son premier homme à 12 ans, dompte Bucéphale, son fameux cheval, à 13 et obtient un premier commendement d’importance stratégique dès l’âge de 16 ans. A 20 ans,il hérite de la couronne de son père.

L’Enfant Perse

Bagoas, jeune enfant Perse, est le narrateur de ce second volume, témoin de l’Histoire qui se met en marche. Pendant les quelques premiers chapitres, il observe – comme tout le monde autour de lui – l’avancée du barbare qui cherche à envahir son pays. Devenu eunuque (d’ailleurs, « Bagoas » est la traduction perse de ce mot), favori du roi Darius, le jeune garçon finit par rejoindre Alexandre, offert en cadeau par un homme venu se rendre. Et Bagoas découvre que le jeune roi de Macédoine n’est en rien un barbare comme le nomme ses compatriotes. Alexandre était connu pour sa fidélité en amitié, en amour, pour sa continence sexuelle, son refus d’abuser de ses victimes de guerre, et son admiration pour Cyrus Le Grand, qu’il prenait en exemple. C’est pour fonder un empire où tous les peuples vivraient en harmonie qu’il lance ses grandes campagnes de conquête. Son admiration pour les grands héros l’amena même à aller – avec Héphaïstion – se recueillir sur les tombes d’Achille et de Patrocle.

Jeux Funéraires

Alexandre est mort. Mort en ne laissant héritier macédonien digne de prendre sa suite. Si seulement Héphaïstion n’était pas mort avant lui. Mais voilà, le grand conquérant vivait avec passion, fouge, témérité parfois, et la mort s’empara trop tôt de lui, laissant son empire entre les mains de généraux et de rois prêts à tout pour prendre sa couronne.

Mon avis

Humain avant tout…

Beaucoup de ses soldats ne comprenaient pas Alexandre. Tandis qu’ils voyaient le temps écoulé depuis leur départ, il ne songeait qu’à ce qui lui restait à accomplir. Son caractère est à l’origine de bon nombre de ses blessures : il allait au devant des combats, connaissait les mêmes souffrances et conditions de vie que les hommes des troupes d’infanterie, ne réalisant pas le vide que sa disparition pourrait laisser dans le coeur des hommes.

Alexandre disait : Chacun doit vivre comme s’il était éternel, et comme s’il devait mourir à l’instant même. Toujours les deux à la fois. Bagoas lui répondait : C’est la vie des dieux, dont la mort n’est qu’apparence, comme le soleil à son coucher, mais ne chevauchez pas trop vite autour du ciel, pour nous laisser tous dans le noir.

Comment ne pas aimer, ne pas admirer ce personnage ? Pour tout ce qu’il a entrepris, réussi, par ce qu’il voulait créer, mais aussi par la manière dont Mary RENAULT a réussi à retranscrire de manière romancée – et avec talent – la vie de ce grand roi, n’oubliant pas au passage les moments les moins glorieux de sa vie (l’incendie de Persépolis un soir de beuverie, la mort de Kleitos le Noir), et ses moments de tristesse (les morts de Péritas – son chien, de Bucéphale – son cheval, et d’Héphaïstion, auquel il ne survivra que 3 mois).

Les fils des rêves survivent aux fils de la chair

De cet homme exceptionnel, mort prématurément en pleine gloire à l’âge de 33 ans, il ne reste que quelques souvenirs : des récits historiques, des monuments, et un idéal.

2 films étaient en préparation la même année, sur sa vie, son oeuvre. L’un avec Leonardo Di Caprio dans le rôle titre, l’autre réalisé par Oliver Stone, avec Colin Farrell. Il est à noter que le second n’a pas eu l’aval du gouvernement grec, car la bi-sexualité de cet homme aux cheveux blonds et aux yeux gris, n’y est pas cachée, n’est pas mise sous silence.

Quand Perdikkas lui demanda à quels moments il désirait qu’on lui rende les honneurs divins, il répondit qu’il souhaitait que ce soit chaque fois qu’eux-mêmes seraient heureux. Ce furent les derniers mots du roi.

Quinte-Curce

Il est à noter l’existence d’Alexander, série d’animation de science-fiction en 13 épisodes sortie en 1999 et dont l’intrigue s’inspire très librement de la vie d’Alexandre Le Grand. Sympathique à regarder, lorsqu’on n’est pas à cheval sur la rigueur historique.

C’est une co-production hong-kongaise, sud-coréenne et japonaise.

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Musée de l’érotisme

72 Boulevard de Clichy – 75018 PARIS – Ouvert 7 jours sur 7, de 10h00 à 2h00

Cet été le Musée de l’érotisme vous propose, en plus de ses quatre expositions permanentes (Art sacré, Maisons closes, Art populaire et Art contemporain), trois expositions temporaires consacrés à des artistes bien connus du public,  visibles jusqu’au 02 octobre 2011.

Son Excellence Otto

Otto a vu le jour l’année 1896 (c’est du moins ce qu’il prétend). Survivant en bonne forme pour son âge présumé, il vit aujourd’hui à Paris. Entre ses duels improvisés, ses errances génitales et ses beuveries de carabin, Otto taquine la plume pour, dit-il, tromper l’abyssal ennui de l’existence» et entretenir le double mythe d’une longévité inexplicable et d’un passé glorieux qu’aucun historien n’est venu entériner à ce jour.

Un conteur d’obscénités : Son Excellence Otto est l’auteur du Foutre de guerre (Tabou, 2006) et de La Philosophie dans le devoir, les deux premiers volets d’une vaste autobiographie que justifie une existence riche et prolongée (voir plus haut), s’apparentant parfois à une interminable farce de mauvais goût. Du monde qui l’entoure, il a choisi de ne retenir que les laideurs et les fautes qu’il se plaît à décrire sans retenue ni complaisance, en soulignant d’un style volontairement fleuri les détails les plus sordides. En observateur scrupuleux, et de nature parfois ombrageuse, il juge, avec moquerie, haine ou dédain, mais jamais sans humour, ce que chaque jour fait de petites gloires et de grands fiascos. Mais il sait aussi retourner l’arme contre lui, en individu lucide et sceptique, qui n’a pas la vanité de se croire infaillible ni de prétendre à l’unanimité, ce signe douteux de qualité.  Car savoir rire de soi c’est pouvoir rire de tout.

Alex Varenne

Avec ses histoires sophistiquées pleines de références et de citations, avec son trait moderne, pas forcément séduisant, qui peut paraître un peu «difficile», avec ce choix intransigeant du noir et blanc, Varenne tient une place à part dans l’univers de la BD érotique. Il ne fait aucune concession à la vulgarité, il travaille pour un public d’esthètes. Cette exigence a son revers, elle l’a empêché de toucher un large public. Mais il reste l’un des plus grands auteurs du genre. Je le place parmi les cinq meilleurs dessinateurs érotiques de bande dessinée, au même rang que Guido Crepax – avec lequel il partage ce goût de la belle image sans concession commerciales, Georges Pichard, Milo Manara et Georges Lévis, Henri Filippini.

Introduction à l’oeuvre foisonnante, à la fois sexuée et graphique, d’un libertin moderne Varenne ne ressemble à rien, il vient d’un autre univers: celui de la peinture et de la vie rêvée des fantasmes.

Le goût des femmes : Ses tableaux de genre n’ont pas de filiation marquée avec d’autres auteurs de bande dessinée. On y discerne surtout les influences mêlées de la peinture chinoise et des estampes japonaises, de l’expressionnisme abstrait et du pop art, de l’art classique aussi. Au fil des cases, les poses photographiques alternent avec des compositions aux allures de statutaire bien vivante. Et le censeur se rassure: c’est de l’art, monsieur, pas du cochon !

Céramistes mal élevés

Coquins et libertins : « De ces élu-cul-brations, sont nées des oeuvres artistiques… seulement avec de la terre, de la glaise, du sil, de l’argile, du kaolin… De la bouillasse, quoi!… Grâce à la magie des mains, grâce au doigté et à la dexterité, au service de la pensée voluptueuse et lascive. »

« Il faut le talent de l’inspiration imaginative et il faut le talent de l’inspiration inspirée… Nées de «l’esprit mal placé», nées des phantasmes fantasmagoriques d’une pensée «cornacant» des mains adroites et des doigts pétris d’habileté, ces oeuvres sont tout simplement un hymne à l’amour, un hymne à l’humour. »

(Bernard Planche)

 

Des trois expositions, je peux dire que je ne connais que l’oeuvre de Varenne, que j’ai découvert lorsque j’ai travaillé dans une librairie spécialisée en bandes dessinées, et que le fameux rayon des ouvrages réservés aux adultes était le plus proche possible de mon poste d’observation. Mais la curiosité n’étant pas un vilain défaut, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour dans ce fabuleux Musée aux étages pleins de surprises.

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Bienvenue

Je vous souhaite la bienvenue (ou bon retour, au choix) sur mon blog, en espérant que vous prendrez plaisir à y découvrir les dernières actualités concernant les festivals et expositions ayant trait à l’érotisme, au fétichisme, au BDSM, ou même à la pornographie…

Vous pourrez aussi y trouver des nouvelles concernant l’avancement de certains de mes travaux ou projets, et vous balader sur les différentes pages de mon site internet grâce à au menu slide sous la bannière.

Bisous bisous, et bonne balade !

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